mardi 1 septembre 2015

En toute subjectivité : Nos âmes seules de Luc Blanvillain

Jusqu'à ce soir, les moments où il se retrouvait avec Myriam constituaient des plages de temps impropres à contenir des événements. S'y reformait chaque soir un continuum qui absorbait les aventures de la journée, une durée spécifiques sans devenir.

Je vous rassure, je ne connais pas suffisamment de beau monde pour qu'un article sur deux concernant les livres soit subjectif. Mais il se trouve que dans cette rentrée littéraire, un auteur prend un peu le pas sur les autres pour moi parce que je le suis depuis longtemps et parce qu'il n'est pas pour rien dans le plaisir de lecture qu'a éprouvé ma fille ces dernières années. Luc Blanvillain s'est en effet d'abord fait connaître en littérature jeunesse et il fait partie des quelques auteurs que ma fille a toujours suivis avec grand plaisir et dont elle connait le nom par coeur. Crimes et Jeans Slim est le roman jeunesse que nous avons le plus offert ou prêté et les retours furent toujours enthousiastes. Et tout ça, ça compte. 

Nos âmes seules est le premier roman adulte de Luc publié chez Plon. La moelle de ce roman, c'est une société high-tech nommée Vogal Software. Clément y fait ses armes et ses dents rayent le parquet. Il vit avec Myriam qui se voit bien être aux côtés de Clément quand il décrochera le Graal, le poste tout en haut de l'échelle. mais il suffit parfois d'un grain de sable pour gripper les rouages d'un couple et souvent ce grain de sable porte un prénom. Dans ce roman, il se prénomme Meryl. C'est une marginale qui semble hanter les locaux de Vorgal mais qui est cette jeune femme? 

Je ne suis pas une grande fan des romans qui se passent en entreprise. Je suis incapable d'expliquer pourquoi ce thème a en général tendance à me faire fuir. Ce n'est donc pas cet aspect que j'ai préféré, ce sont les relations entre les personnages et plus particulièrement entre les couples. Ceux qui se font sans vraiment se faire, ceux qui se défont parce que le moment est venu de ne plus faire semblant. Le personnage de Meryl est attachant, les relations entre les employés mais aussi entre les enfants et les parents et beaux-parents sont habilement disséquées. 

A conseiller à ceux qui veulent encore croire que la vie n'est pas toute tracée. 
Merci aux éditions Plon pour l'envoi de ce roman et à l'auteur pour leur en avoir soufflé l'idée. 


26 commentaires:

  1. Je ne le connais absolument pas. Je vais aller regarder ça de plus près.

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    1. On l'a beaucoup vu sur la blogo pourtant lors de la sortie de ses romans jeunesse mais on ne peut pas tout lire. ;)

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  2. Dis donc, tu en connais du monde ! ;) C'est au moins le troisième avis positif que je lis sur ce livre... c'est peut-être un signe !

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    1. Alors Luc, je le connais sans le connaître, si je 'lai déjà vu IRL, le contraire n'est pas vrai. Mais l'un de ses personnages fut un ami commun (oui, c'est un peu difficile à comprendre).

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  3. Le thème est très tentant et la vie en entreprise, j'ai connu. Cet aspect là risque de me parler plus qu'à toi ..

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    1. Alors il risque de te plaire, car ce milieu me semble bien décrit (mais je ne suis pas à même de juger).

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  4. Je connais peu la vie en entreprise, alors pourquoi pas?
    Je m'amuse toujours quand j'arrive ici et relis ce 'ni chat ni thé'... ^_^

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    1. J'avais un peu peur que cela ne blesse mais je connais ton sens de l'humour. ;)

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  5. Pas encore vu d'avis négatif sur ce roman, j'ignorais qu'il s'agissait d'un auteur jeunesse, ce qui est plutôt bon signe.

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    1. C'est vrai, et d'un très bon auteur jeunesse.

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  6. Comme toi je ne suis pas fan des récits qui se passent en entreprise et des récits en général trop proche de ma réalité ;) Je note plutôt le roman jeunesse !

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    1. Il y en a plusieurs mais celui publié chez son premier éditeur a ma préférence.

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  7. Je suis fan de sa production jeunesse (et un peu grâce à toi ;) ), et j'ai très envie de le découvrir dans un registre plus "adulte".

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  8. Je ne connais pas l'auteur mais je le note, il pourrait me plaire.

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    1. Je suis persuadée que la possibilité existe.

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  9. Moi j'aime assez les histoires en entreprise (sans doute à cause du côté entre soi qui me fascine toujours). Tu as raison d'insister sur sa production jeunesse qui pour des questions marketing ont été un peu éludées, pour axer "premier roman". Ca fait partie des malhonnêteté de cette rentrée, et c'est dommage parce que ce n'est pas rien d'avoir commencé par la jeunesse, en particulier à cause de ce que tu dis de ta fille: ça éveille les jeunes à la lecture et pour ça il faut un certain talent.

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    1. C'est effectivement important d'avoir eu un succès en jeunesse et on peut saluer Quespire éditeur, le premier éditeur de Luc Blanvillain.

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  10. Tu sais que j'ai aussi beaucoup aimé Crimes et jean slim que tu m'avais offert mais le roman en entreprise ça ne me tente pas plus que ça, par contre j'avais noté ces deux autres romans jeunesse.

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