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mardi 5 juin 2018

En sacrifice à Moloch d'Åsa Larsson

Un homme abat un ours en Laponie. Dans son estomac, on retrouve des restes humains. Peu de temps après, une femme est sauvagement assassinée à coups de fourche. Les deux victimes étaient père et fille. Rebecca est chargée de l'enquête et découvre que d'autres membres de la famille sont morts dans des circonstances mystérieuses. Déchargée de l'enquête car jugée trop proche des habitants du village, qui est aussi celui de son enfance, elle refuse de baisser les bras. 
ll est assez rare que j'abandonne un livre, décide de le reprendre et que je finisse par réellement l'apprécier. C'est pourtant ce qui m'est arrivé et je crois que ce qui m'a aidé, c'est que j'ai eu deux trajets en voiture assez longs dans la même semaine. Il me fallait sans doute plus de temps que d'habitude pour entrer dans cette histoire de famille qui fait des allers-retours dans le temps. J'ai aimé l'ambiance glaciale et le lien entre les humains et les chiens et j'ai même failli versé une larme lors d'une scène impliquant un animal (la dernière fois que ça m'est arrivé, j'avais dix ans et on s'est tellement moqué de moi que je n'ai plus jamais lu de romans mettant en scène des animaux en public). Ici, l'amour n'est pas idéalisé, bien au contraire et j'ai davantage suivi l'histoire pour les personnages que pour découvrir l'assassin. Mais ceux qui aiment les codes du polar ne devraient pas non plus être déçus. C'est typiquement le genre de livres que j'aime écouter mais je ne suis pas certaine que je l'aurais remarqué sans le Prix Audiolib. 
Prix du meilleur polar suédois 2012. 
Lu par Odile Cohen dont j'ai aimé l'interprétation. 
Publié le 18 avril 2018. 10h 28. 

Merci au Prix Audiolib (c'était ma dernière écoute pour ce prix qui me plait de plus en plus et ce sera bientôt à vous de voter). 
A conseiller à ceux qui recherchent un peu de fraîcheur. 


jeudi 31 mai 2018

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Deux personnes de générations différentes se rendent à Skylark, une ferme isolée des Cornouailles au même moment. Elles n'ont à priori rien en commun mais toutes deux ressentent ce besoin de revenir sur un lieu chargé de lourds souvenirs. Lucy, la trentaine (ou c'est ainsi que je l'ai perçue) a découvert l'aventure de son mari avec une autre femme. D'autre part, elle ne se remet pas d'avoir failli faire une faute professionnelle en tant qu'infirmière, faute qui aurait pu coûter la vie à un enfant. Alice est octogénaire et elle revient pour réparer une erreur commise dans son passé. 

Voilà encore un roman qui n'aurait eu aucune chance de trouver grâce à mes yeux en version papier, trop romantique pour moi. Ce qui ne signifie par que c'est un roman "feel good", bien au contraire puisqu'il décrit des vies pas forcément ratées mais pleines de regrets. C'est sans doute ce qui relie les deux histoires, outre le lien qu'on découvre ensuite, l'une a des regrets, même si elle ne pouvait pas réellement faire grand chose pour changer le cours des choses, l'autre est sur le point de prendre une décision qui pourrait lui donner des regrets éternels ou au contraire, la libérer. Ce n'est pas ce que j'ai préféré dans cette histoire. Ce qui m'a plu, c'est la description de la vie dans une ferme anglaise à différentes époques : pendant la seconde guerre mondiale, pendant la fièvre aphteuse et maintenant, cette éternelle question de survie. A ne pas mettre entre toutes les mains, et je suis certaine de ne pas lire cette auteure en version papier un jour mais si vous aimez les histoires d'amour sur fond de campagne anglaise, c'est peut-être un livre pour vous. Ce roman a agrémenté mes moments de peinture du plafond de ma cuisine, si vous voulez tout savoir. J'ai aimé la lecture qu'en fait Julie Pouillon. 

Date de parution : 
18 Avril 2018
- Éditeur d’origine : 
Préludes- Durée : 12h40

A conseiller aux amateurs d'amours contrariés. 
Merci au Prix Audiolib. Sylire est aussi mitigée. 

   


mercredi 16 mai 2018

Bakhita de Véronique Olmi

On ne présente plus ce roman primé à la rentrée de septembre et que je n'avais aucune envie de lire. Bakhita est une histoire vraie, ce que je n'avais pas encore compris, celle d'une esclave enlevée au Soudan qui finit sa vie en Italie et fut canonisée. 
On me l'avait toujours présenté en me disant qu'il était une succession de malheurs, tous plus lourds à porter les uns les autres. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce n'est pas du tout ce que j'en retiens. J'ai eu l'impression de suivre un parcours qui se découpe en deux grandes parties, la succession d'événements liés à sa condition d'esclave, puis sa vie une fois qu'elle entre dans un institut religieux, même si la deuxième partie est plus courte que la première. J'ai craint, au début, que Véronique Olmi ne mette son personnage dans toutes les situations possibles pour nous montrer ce qu'étaient les diverses conditions d'esclave en Afrique. C'était évidemment avant de découvrir que l'auteure n'inventait pas ce qui était arrivé. Mais au fur et à mesure de mes sorties, je me suis attachée à la voix de Véronique Olmi, à sa façon de nous raconter cette histoire tout en douceur. Peut-être d'ailleurs est-ce cette voix qui a gommé, pour moi, la noirceur du texte. Je suis presque persuadée qu'en version papier, j'aurais abandonné ce livre mais j'ai pris ici plaisir à retrouver l'histoire au fil de mes sorties footing. J'ai nettement préféré la seconde partie, pour sa critique de la société européenne mais aussi et surtout, pour le fait que si Bakhita trouve son salut dans la religion, elle est utilisée par les membres du clergé pour vanter les mérites de l'évangélisation de l'Afrique.

Date de parution : 
14 Mars 2018
- Durée : 13h11

Merci au Prix Audiolib 2018. 
A conseiller pour courir en écoutant un livre audio (il y a quelque chose dans le rythme qui s'est, pour moi, parfaitement accordé). 
  

lundi 16 avril 2018

Le jour d'avant de Sorj Chalandon

Michel se souvient de la tragédie de Liévin qui fit quarante-deux morts le 27 décembre 1974, quarante ans plus tôt. Son frère, Joseph, décéda le lendemain. Quand la femme de Michel meurt, toute sa mélancolie l'engloutit et il décide de commettre un acte pour lequel il va se retrouver devant le juge.
Parce que j'ai beaucoup aimé les deux premiers titres que j'ai lu de Chalandon, Mon traître et encore davantage Retour à Killybegs, j'ai longtemps cru que j'allais finir par aimer d'autres de ses romans. Je me suis d'abord penchée sur les plus anciens, puis sur des plus récents mais je crois que je n'aime Sorj Chalandon que lorsqu'il nous parle de cette Irlande qu'il chérit. J'avoue n'avoir pas trouvé grand intérêt à ce roman, si ce n'est, évidemment, le fait d'en apprendre un peu sur cette tragédie et surtout sur la manière dont elle a été gérée par les gouvernants de notre pays, mais là, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment une surprise à découvrir que les média préfèrent filmer la tête du premier ministre en visite que les mineurs. Quand aux passages sur la femme de Michel, je les ai vraiment trouvés ennuyeux. Bref, c'est un auteur que je sais devoir éviter (mais je l'avais compris avant d'écouter ce livre). Sur le thème des mineurs, je préfère nettement revoir Billy Elliot. Si vous allez un jour au Pays de Galle, je vous conseille la visite de Big Pit. J'imagine que des visites similaires existent dans le nord de la France. Lu par Stéphane Boucher. 

Date de parution : 
29 Novembre 2017
Durée : 
7h59

Merci à Audiolib.
A conseiller aux amateurs de drames familiaux et historiques. 
                                                               

jeudi 8 mars 2018

la vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

Autant le dire d'emblée, je n'aurais jamais lu ce livre en version papier et je ne l'aurais sans doute pas écouté non plus s'il n'avait pas été dans le Prix Audiolib. Peter Wohlleben est un garde-forestier allemand, enfin, il le fut. Il nous raconte la vie des arbres, la manière dont ils évoluent, dont ils font face aux dangers, leur maturité sexuelle qui n'advient pour certains qu'à ... 150 ans!
Le charme majeur de ce livre audio, c'est son lecteur. Thibault de Montalembert m'avait déjà réconciliée avec L'affaire Harry Québert, que j'avais lu en version papier avant et que j'ai nettement préféré raconté par ce lecteur. Bref, Thibault de Montalembert me lirait les ingrédients de mes produits de beauté, avec ou sans sels d'aluminium ou paraben, je ne ferais pas la fine bouche. A écouter par tranches de quinze minutes, le temps de mon trajet jusqu'à mon lieu de travail, c'est assez agréable. Je ne sais pas ce qu'il m'en restera, sauf que chaque arbre a sa personnalité et qu'en un même lieu, deux arbres de même espèce ne pousseront pas de la même manière. 
Paru en juillet 2017- 7h 09. 

A conseiller aux amoureux des forêts (ça doit être assez sympa de l'écouter lors d'une promenade en solitaire). Le festival littéraire normand Terres de Paroles propose d'ailleurs une promenade en compagnie d'extraits de ce texte dans un espace arboré. Plus d'infos ici. 
Merci au Prix Audiolib


vendredi 16 février 2018

La tresse de Laeticia Colombani

Elles sont trois femmes vivant sur trois continents différents. Smita est une intouchable, mère d'une petite fille qu'elle refuse de voir récurer les latrines comme elle a dû elle-même le faire pour survivre. Giula est italienne et rencontre un jeune homme Sikh  qui  l'attire irrésitiblement alors même que son père est au plus mal suite à un accident, ce qui met en danger l'entreprise. Sarah, elle, semble avoir atteint son but. Cette canadienne travaille sans relâche dans un cabinet d'avocats dans laquelle est maintenant une associée. Mais on lui diagnostique un cancer et son monde vacille.
Je n'avais pas envie de lire ce roman, je sentais bien qu'il n'était pas pour moi. Mais il fait partie de la sélection du Prix Audiolib auquel je participe et j'ai tenté d'oublier mes a priori. Je ne l'ai pas du tout aimé. J'ai trouvé l'ensemble mièvre, sans intérêt, je n'ai rien appris sur les Intouchables que je ne sache déjà et comme il est court et découpé en trois parties, je ne me suis pas attachée à ces trois femmes. Dans l'entretien, l''intervieweuse se demande si on peut qualifier ce roman de féministe. Alors, si être féministe, c'est juste mettre en scène trois femmes qui se débattent contre des hommes (ce qui d'ailleurs, n'est pas tout à fait exact parce que Sarah trouve une vive opposition dans un personnage féminin), c'est très réducteur. Vous l'avez compris, inutile de m'étendre, ce roman, que j'ai fini pourtant, m'a laissée de marbre. Je me rends compte en écrivant ce billet que je ne m'étais même pas rendue compte qu'il y avait trois lectrices différentes (dont l'auteure), j'avais l'impression d'avoir été agacée par la même voix tout au long de l'écoute. 

Publié en novembre 2017. durée : 5h 04 
 


Découvrez ici les membres du jury du prix Audiolib. 
Je vous conseille plutôt d'écouter Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson et Quand sort la recluse de Fred Vargas, aussi dans la sélection. 

Moi par (six) mois

En juillet, je publiais ici le résumé des six premiers mois de mon année. Il fallait bien une suite, la voici donc. Une suite, mais aussi ...