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jeudi 24 mars 2016

Transparent de Jill Soloway ( série TV)


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Il a fallu tout l'enthousiasme de ma camarade de série pour que je regarde celle-ci. J'étais réticente pour deux raisons : je n'aime pas beaucoup le format 26 minutes et je me disais que c'était peut-être pour moi  la série de trop mettant en scène un transgenre. Il m'a fallu quelques épisodes pour apprécier vraiment cette famille juive un peu particulière mais j'ai fini par vraiment m'y attacher, au point d'éprouver un petit pincement au coeur à la fin de la saison 2. 
Morton Pferfermann est un père divorcé sexagénaire. Au début de la première saison, sa fille aînée, mariée et mère de famille, renoue avec celle qui fut son amoureuse à l'université, son fils vit une histoire avec une femme plus jeune que lui et sa benjamine ne sait toujours pas ce qu'elle va faire de sa vie. Le père décide d'assumer son besoin de s'habiller en femme. Cette série dresse bien sûr un portait intéressant de ce qu'on nomme "gender" en anglais, c'est à dire le sexe qui définit, en partie, ce qu'on est. Et Morton, qui devient Maura, est tout sauf caricatural. Il est extrêmement touchant. La série aborde avec finesse le "racisme" des femmes contre celles qui ne sont totalement femmes, tout comme celui des transsexuelles contre les transgenres. De plus, on aborde la famille avec tous les problèmes inhérents à ce thème, et notamment un thème qui n'est pas si souvent abordé, je trouve, l'ingratitude des enfants envers leurs parents. Je n'aime pas tous les membres de cette fratrie et je trouve que c'est aussi la force de cette série, de ne pas nous rendre tout le monde sympathique. Mais on s'attachera sans doute, selon notre histoire, à des personnages différents. En tête de la liste, pour moi, viennent Maura et son ancienne femme jouée par Judith Light, connue pour son rôle dans Madame est servie

Cette série fut justement récompensée par des Golden Awards, dont celui du meilleur acteur pour Jeffrey Tambour. C'est drôle mais aussi émouvant et juste. La première saison est sortie en 2014, la deuxième en décembre 2015. 

Merci à celle qui continue à me faire découvrir des pépites.
A conseiller à tous ceux qui ont l'esprit ouvert. 

jeudi 10 septembre 2015

Et à part ça? Orange is the new Black réalisé par Jenji Kohan

Cette série diffusée sur Netflix depuis 2013  est basée sur le livre de Piper Kerman, Orange is the new black: My year in a women's prison. Piper Chapman est le personnage principal de cette série. Elle purge une peine de prison pour avoir été mêlée à un trafic de stupéfiants dix ans auparavant. Sa vie était bien rangée et elle laisse sur le carreau son fiancé, journaliste en devenir, qui a presque plus de mal à supporter que sa fiancée ait eu une relation lesbienne que de la voir en prison. En prison, Piper retrouve justement Alex, qui l'a dénoncée. 

De cette série qui compte trois saisons pour le moment, je n'ai vu que la première mais j'avais très envie de partager avec vous mon coup de coeur pour ces personnages de femme, une belle gamme de couleurs, d'origines et de milieux sociaux différents, toutes de forts caractères. J'aime les liens qui se tissent entre elles, ces coquilles qui parfois se fendillent, ces coeurs durs qui se ramollissent. Même Piper Chapman que je trouvais fade au début prend de la consistance au fur et à mesure, même si je ne parviens pas à éprouver de l'empathie pour ce personnage. On y parle de racisme car les groupes ethniques sont parfois assez marqués, notamment les hispaniques qui se mélangent très peu aux autres mais aussi bien sûr du système de justice, des abus des gardiens, d'amour entre filles. On perçoit très bien aussi la distance qui se crée entre la vie extérieure et la vie en prison, la présence d'un poulet dans la cour de prison prenant le pas sur un coup de fil important pour le travail. Chaque épisode est l'occasion de nous raconter comment l'une des détenues est arrivée en prison, ce qui permet de nous attacher à chacune. Les détenues sont toutes là pour vol ou trafic de stupéfiants, ce qui est sans doute un facteur essentiel pour nous les rendre sympathiques. 
Chaque spectatrice aura ses propres préférences parmi les personnages. Les miens sont sans conteste Alex, l'ancienne petite amie de Piper et Nicky qui vient d'un milieu huppé et qui sait me faire rire et m'émouvoir. Et même Crazy Eyes/ Suzanne, le personnage qui aurait tendance à me faire faire des cauchemars, finit par me paraître sympathique. On peut peut-être reprocher à la série de ne pas épargner les hommes.  Entre le fiancé de Piper (joué par Jason Biggs, le héros d'American Pie, ce qui le rend à la fois sympathique et un peu pathétique, parce que pendant toute la saison 1, j'ai un peu vu ce personnage comme le héros d'American Pie devenu adulte- oui, je sais, je tiens un blog culturel, je ne suis pas censée avoir vu American Pie) et les gardiens de la prison, on peut trouver que les hommes sont dépeints comme lâches, homophobes ou abusant de leur pouvoir. Mais j'ai envie de dire que ça ne m'a pas gênée. 


USA
Première saison 
La série compte à ce jour 39 épisodes de 55 minutes répartis en trois saisons. 

Moi par (six) mois

En juillet, je publiais ici le résumé des six premiers mois de mon année. Il fallait bien une suite, la voici donc. Une suite, mais aussi ...