Comme tous les ans, le professeur Perlman reçoit un étudiant dans sa villa italienne (qui m'a fait rêver pendant tout le film). Cet été-là, c'est Oliver, un américain sportif, musclé et intelligent qui va passer six semaines avec le professeur, sa femme et leur fils de dix-sept ans. Ce dernier, Elio, est un jeune prodige du piano et profite de l'été pour dragouiller les filles de bonne famille du village. Mais petit à petit, il se sent attiré par Oliver qui semble garder ses distances et plaire à la gent féminine environnante.
C'est ce film qui m'a réellement donné envie de retourner dans les salles obscures, les notes presse et public dépassant le 4/5 sur Allociné (mais pour être honnête, j'étais tentée bien avant) et comme souvent quand l'attente est grande, j'ai été déçue. Je me suis profondément ennuyée pendant la première moitié du film; heureusement que les décors sont somptueux. Ensuite, quand la relation commence réellement, il y a quelques moments de grâce, des pieds qui se frôlent, qui se font masser, des corps qui s'étreignent, le tout de manière assez pudique. Nous ne sommes pas non plus tout à fait dans du politiquement correct parce que tout de même, le corps très viril d'Armie Hammer (qui ne passait déjà pas inaperçu dans The Social Network) s'oppose à celui très émacié et enfantin de Timothée Chalamet. Les acteurs sont bons, j'ai eu un petit faible pour Armie Hammer, on le sent un moment perdu quand il a enfin lâché prise et il est touchant, mais c'est vraiment trop long, on sent bien les 130 minutes passer. J'ai donc bien du mal à comprendre l'engouement pour ce film, si ce n'est que peut-être, ça renvoie les gens à une nostalgie du premier amour.
Sorti le 28 février 2018.
Merci à Florence et à sa grande ado qui nous a accompagnées et qui a, elle, adoré (un film à conseiller aux ados peut-être?).
A conseiller aux nostalgiques des amours passées dont je ne fais pas partie.