Chiron vit seul avec sa mère à Miami. Un beau jour, Juan le trouve enfermé dans une maison de dealers dans laquelle il s'est barricadé pour échapper à ceux qui le harcèlent. C'est le début d'une belle amitié entre cet enfant, ce dealer et sa compagne Teresa. La maison de Juan, puis l'appartement de Teresa permettent à Chiron de fuir son quotidien au côté d'une mère toxico et prostituée et d'oublier les harcèlements dont il fait l'objet à l'école.
J'ai été étonnée que ce film ait obtenu l'Oscar du meilleur film, tant il ne ressemble pas aux films qui reçoivent cette distinction d'habitude. Je craignais le pathos, la sur-performance d'acteur; or ce film est tout en délicatesse, avec trois acteurs épatants dans le rôle de Chiron, j'ai aussi beaucoup aimé Mahershala Ali qui joue Juan. J'ai l'impression que le film évite les clichés, autant sur la communauté noire que sur l'homosexualité et il nous offre d'ailleurs une belle scène pudique mais non dénuée d'émotion. C'est un film qui évite aussi le manichéisme, les bons peuvent être dealers, les mère toxicomanes savent exprimer leurs regrets.
Sorti le 1er février 2017. Il m'a fallu l'avis d'Attila pour me convaincre d'aller voir ce film oscarisé et il a sans doute fallu l'Oacr pour qu'il passe dans le cinéma près de chez moi en VO.
A conseiller à ceux qui aiment les films tout en finesse sur des sujets délicats.
Merci à N. et B. pour cette séance dominicale.












