mardi 24 novembre 2015

Des garçons bien élevés de Tony Parsons

Ils étaient sept élèves de la très select école de Potter's Field, en Angleterre. Ils y ont tissé des liens très forts et pourtant, ils ont pris des chemins différents. Le destin les réunit vingt ans après leur première rencontre quand plusieurs d'entre eux sont égorgés. 

J'aime les romans qui se déroulent dans les pensionnats anglo-saxons, qu'ils soient féminins ou masculins. J'aime cette fascination qu'éprouvent les écrivains britanniques ou américains pour ces années qui tissent des liens indélébiles et pour ces écoles qui font à la fois rêver et fantasmer. Il suffit de se promener dans l'une d'entre elle pour se croire dans un autre monde, ce qui m'est arrivé à Harrow. On a toujours l'impression que les pires secrets y sont enfouis. Je connaissais Tony Parsons pour avoir lu l'un de ses romans à succès dont on retrouvait souvent des extraits dans les épreuves d'anglais au baccalauréat (on pourrait facilement y trouver un extrait de celui-ci tant il est ancré dans la culture anglaise). J'étais curieuse de voir comment il allait se débrouiller sans utiliser l'humour et comment il traiterait le genre du polar. Il le fait avec succès. Le destin de ces sept garçons est à la fois fascinant car hors du commun pour chacun d'entre eux et terrible. On sait dès les premières pages quel acte ils paient dans le reste du roman mais on ne sait pas qui le leur fait payer. On ne connait pas non plus les détails de cet acte. Le lecteur ressent cette fascination pour ces lieux hors du temps que sont ces écoles qui influent sur l'économie à venir du pays grâce aux rapprochements qu'elle permet d'effectuer entre les futures élites. Max Wolfe, l'enquêteur, est attachant et puis, comme dans tout bon polar, il y a plusieurs rebondissements, à la fois dans la vie privée de Max et dans l'enquête, et cela jusqu'à la toute fin. 

Cela faisait un moment qu'un polar ne m'avait pas autant plu. 
Publié le 22 octobre 2015 aux éditions de La Martinière. 

A recommander à ceux qui aiment les ambiances de pensionnats British. 
Merci à l'agence Anne & Arnaud et aux éditions La Martinière


20 commentaires:

  1. le sujet me fait un peu penser au Maitre des Illusions de Donna Tartt...je note ce titre, envie d'un bon polar et comme toi, j'aime les ambiances de pensionnats (sans doute des réminiscences de mes lectures enfantines, avec Bennet et autres histoires d'enfants anglais dans des pensionnats)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a un cousinage avec Donna Tartt , je le trouve aussi.

      Supprimer
  2. Tu me tentes sacrément avec un polar, on aura tout vu !
    (mais je dois bien reconnaître que je trouve ton argumentation assez imparable...).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais ça ne va pas, Jérôme? ;)
      Je pense que les non polars de polars y trouveront vraiment leur compte aussi, c'est le tableau d'une certaine Angleterre.

      Supprimer
  3. Je viens d'accepter de le recevoir (pas encore arrivé) mais ton billet me réjouit!!!

    RépondreSupprimer
  4. Le sujet est assez fascinant et un polar en plus, je ne vais pas résister.

    RépondreSupprimer
  5. Ah tiens, dis donc , quel enthousiasme ma parole. C'est vrai que c'est fascinant ces écoles d'élite. Je l'aurais noté sans cette affreuse couverture...(un rapport avec l'histoire ou c'est juste pour faire campagne)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est affreuse, cette couverture (enfin, c'est mon avis). Un rapport, oui, quand-même, sinon ce serait le comble du mauvais goût.

      Supprimer
  6. Bonsoir Valérie, j'hésitais un peu, tu m'as convaincue de le lire. J'ai lu d'autres billets élogieux au sujet de ce roman. Et comme toi, je suis friande des polars avec une ambiance "collège anglais". Merci et bonne soirée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parfait, juste retour des choses, tu me convaincs souvent aussi.

      Supprimer
  7. J'ai lu un Tony Parsons en VO quand j'étais assistante mais ça ne m'avait pas tellement plu à l'époque. Ce titre là a l'air assez intéressant. Je partage ton avis en ce qui concerne les pensionnats anglais, voire même les pensionnats tout court, c'est un univers qui m'est totalement inconnu et qui bien souvent éveille une certaine curiosité.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu n'es pas polar mais je pense néanmoins que ce titre te plairait.

      Supprimer
  8. Je ne lis pas de polars mais j''ai aussi croisé ces pensionnats anglais dans des romans classiques d'auteurs anglais et comme tu le dis, il y a un coté mystère qui fascine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est bien plus qu'un polar quand-même ce roman.

      Supprimer
  9. Deuxième avis positif sur ce livre après le billet de Gwenaëlle.
    Il est sur ma table de chevet mais d'autres lui ont volé la priorité.

    RépondreSupprimer
  10. Repéré, tu confirmes, tant mieux et je viens de lire l'avis de Keisha qui est emballée aussi. Il va falloir que je me le procure :)

    RépondreSupprimer

Sur l'écriture de Charles Bukowski

Je considère la lettre en elle-même comme une forme à part entière, aussi importante que la forme du poème, elle a une faculté à dire ce q...