Ça faisait longtemps qu'elles me tentaient ces BD, et je ne sais pas ce qui m'a retenue de les lire plus tôt, d'autant que, les ayant offertes, je les ai eues entre les mains. Je n'avais pas trop lu les résumés pour ne pas trop en apprendre, signe tout de même que l'envie était vraiment là. Zidrou a su m'émerveiller mais aussi me décevoir et cette fois, j'ai retrouvé mon plaisir des débuts (pas ses débuts à lui, mais les miens).
Je pensais que le titre résumait le sujet de ce diptyque alors qu'il n'en est qu'un aspect. C'est une histoire de famille plutôt, au sens large. Un couple ne pouvant avoir d'enfants adopte une jeune péruvienne de trois ans, rescapée d'un accident qui a fait des centaines de victimes. Le grand-père fait un peu son ronchon mais il se laisse finalement touchée par sa nouvelle petite-fille. Sauf que...

Difficile de vraiment parler de cette BD sans trop en dévoiler et je ne veux surtout pas dévoiler ce qui se passe, parce que la surprise a été un facteur essentiel dans mon plaisir de lecture. Disons que j'ai tout aimé de cette BD, les quelques bons sentiments qui heureusement, permettent de supporter le reste parce qu'au final, contrairement à ce que les dessins le laissent supposer, c'est bien noir. J'ai été émue par les liens familiaux, par l'amitié masculine des trois Gégés, ces trois retraités qui s'épaulent. Ce sont surtout les personnages d'hommes qui sont importants ici sauf une femme et j'ai aimé que les auteurs évitent les clichés : c'est la politicienne (de l'opposition quand-même) qui fait preuve de la plus profonde tolérance et sagesse. J'ai versé ma petite larme mais j'ai aussi vraiment ri. Alors, comme tous les autres, je vous conseille fortement cette BD en deux volumes.
Le premier tome fut publié en mai 2016 chez Bamboo.




