mardi 8 août 2017

Avant que les ombres s'effacent de Louis-Philippe Dalembert

Ruben Schwarzberg est né en Pologne dans une famille juive, comme son nom l'indique un peu. Il grandit à Berlin et y sera le 9 novembre 1938, lors de la nuit de cristal. Sa sœur Salomé l'a dès sa naissance pris en main pour faire de lui un grand homme et le voilà devenu médecin. Mais Ruben doit quitter l'Allemagne. Arrivé en France, on lui apprend qu'Haïti accueille les réfugiés. La femme du diplomate haïtien lui laisse entrevoir la chaleur féminine à laquelle il va pouvoir réchauffer sa peau et le voilà parti. 

Sur un sujet grave Louis-Philippe Dalembert parvient à nous faire sourire, surtout au début du roman, utilisant des termes familiers (je ne suis pas sûre d'avoir lu le terme "un chouïa" dans un roman avant) au milieu de phrases complexes. Ça partait donc bien. Ensuite, je l'avoue, je me suis ennuyée. Le moment historique qu'il aborde (l'accueil des juifs par Haïti pendant la seconde guerre mondiale) et tout ce qu'on apprend sur Haïti d'ailleurs, notamment en tant que terre d'accueil est intéressant et je ne connaissais pas cette spécificité. Malheureusement, c'est l'écriture que j'ai fini par trouver ennuyeuse, sans relief, sans doute par contraste avec le début qui me semblait pimenté à souhait. Autour de moi, tout le monde semble avoir aimé ce roman, je suis donc l'exception qui confirme la règle. 

Prix Orange et France Bleu- Page des Libraires 2017. 290 pages. 

Publié en mars 2017 chez Sabine Wespieser (et je découvre donc que S. Wespieser publie aussi des livres écrits par des hommes). 

Merci à mon amie Nathalie qui m'a prêté ce roman.
A conseiller pour apprendre à connaître Haïti. 

26 commentaires:

  1. J'ai aimé ce roman pour ce qu'il m'a appris et j'ai particulièrement apprécié la partie parisienne, très rythmée et drôle (et j'aime beaucoup "un chouïa" !)

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    1. J'ai plutôt aimé la partie parisienne. Ce que j'ai préféré se situe dans le début. Et moi aussi, je l'utilise d'ailleurs, ce chouïa.

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  2. Contrairement à toi, je n'ai ressenti aucun ennui au cours de ma lecture, toutes les phases de sa vie m'ont intéressée ; mais tu sais bien qu'il y a autant de lectures que de lecteurs !

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  3. Ha bon? C'est au contraire l'allant dans le roman qui m'a permis de le lire aussi agréablement.

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    1. C'est ce qui m'a plu au début mais il m'a semblé que l'allant disparaissait ensuite.

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  4. Pas trop tentée même si les commentaires sont positifs.

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    1. Je ne vais pas tenter de te convaincre.

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  5. j'ai trouvé la partie haïtienne très intéressante, mais moi aussi je n'ai pas été totalement convaincue par ce roman, ni par le style ni par la partie "européenne"

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    1. Je me sens moins seule. Je suis passée à côté de ton billetalors, je n'ai pas trouvé de billets mitigés (mais ton blog était inaccessible quand j'ai écrit mon billet).

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  6. Peut-être que si tu l'avais acheté, comme les autres, tu l'aurais apprécié :-)

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    1. Vu que mes deux derniers coups de cœur sont des romans que je n'ai pas achetés, je doute que cela ait une quelconque influence. Heureusement que je suis capable d'aimer des livres qu'on me prête. D'ailleurs, je crois que j'attends trop des livres qu'on me prête à ma demande (ce qui fut le cas ici) et de ceux que j'achète, ce qui fait que je les mets dans le même panier et que le risque de déception est grand, cher(e) Anonyme.

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    1. Je fais partie d'une petite minorité de déçues, tu sais!

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  8. C'est vraiment dommage, le titre est si beau !

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    1. C'est vrai, il l'est. Les autres avis t'inciteront peut-être à le lire.

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  9. Effectivement, je crois que tu as écrit l'un des seuls billets (que j'ai lus) qui soit un peu mitigé. Mais tu ne serais pas fidèle à toi même si tu rejoignais les unanimités (c'est quoi ce commentaire tout pourri sur le livre prêté qui serait plus déceptif qu'un livre acheté, et alors le tutoiement dans ce cas là de la part d'un commentaire anonyme, est juste inapproprié)

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    1. Surtout, on finissait par se demander où était passé mon côté grincheux, je finissais par m'inquiéter moi-même.
      Tu as vu comme je suis restée zen par rapport à ce commentaire (effectivement, le tutoiement d'un(e) anonyme avec ce type de commentaire m'a fait un peu tiquer mais bon, je fonds sous la chaleur romaine, tout coule aussi paisiblement que le Tibre pour moi en ce moment).

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  10. Il ne me tente pas. Par contre, j'aime beaucoup le look des livres de cette éditrice, même si je ne crois pas en avoir dans ma bibliothèque.

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    1. Moi j'ai le sublime Amours de Leonor de Recondo.

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    2. Que je n'ai pas aimé...enfin j'ai été déçu...et son nouveau sort bientôt, tu vas sûrement le lire !

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    3. Rien n'est moins sûr. Ce coup de coeur fut pour moi la rencontre d'un thème, d'une plume mais aussi (et peut-être surtout) d'une voix puisque j'ai eu la chance de découvrir cette histoire lue juste pour moi par mon amoureuse de l'époque.

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  11. Réponses
    1. Les autres avis le sont aussi. J'enfile mon vieux costume de Schtroumpf grognon pour l'occasion.

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  12. Apprendre à connaître Haïti ? J'ai trouvé justement qu'il ne parlait pas assez d'Haïti (et qu'il aurait pu nous épargner la séance de vaudou). Mais j'ai aimé.

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    1. Mais moi je ne savais rien d'Haïti, même pas cette particularité sur l'accueil.

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