dimanche 27 mars 2016

L'autre Joseph de Kéthévane Davrichewy

Dans ce roman, Kéthévane Davrichewy met en scène deux Joseph qui ont bel et bien existé : Staline et l'arrière-grand-père de l'auteur qui côtoya de très près Staline puisqu'on soupçonne qu'ils aient pu être liés par les liens du sang. L'arrière-grand-père est né à Gori an Georgie. Il partage la même bande de copains que celui qu'on surnomme Sosso et aux dires de certains, partageraient aussi le même père, le préfet de Gori qui n'est officiellement pas le père de Sosso. Les relations entre les deux garçons sont difficiles, Sosso ne cessant de prendre plaisir à humilier Joseph. La fin de l'adolescence va signer un éloignement provisoire. 

Le résumé de cette histoire que l'auteure a en partie imaginée puisqu'il n'existe que des traces marquant les grandes lignes du parcours de son arrière-grand-père m'attirait beaucoup. Je n'avais pas encore lu Kéthévane Davrichewy  mais là encore, l'envie était présente. Deux envies ne suffisent pas à créer un véritable plaisir et je me suis ennuyée tout au long de cette lecture. Je persiste à penser qu'il y avait de quoi écrire un bon roman au souffle épique et/ou révolutionnaire mais peut-être que l'auteure n'a pas réussi à prendre de la distance avec son sujet, ce qui s'explique souvent dans le cas d'un thème personnel, toujours est-il qu'on ne se prend jamais de passion pour le destin pourtant singulier de cet arrière-grand-père. J'ai vraiment eu l'impression d'un gâchis. Surtout qu'il y a un passage que j'ai aimé, c'est celui qui clôt le livre, quand l'auteur nous parle de son père et de la rencontre fortuite entre son oncle et son arrière-grand-père. Et là, je me suis dit que c'est l'ensemble qui aurait pu avoir cette beauté. 

Je me dois de préciser que si mon avis est en accord avec celui d'Attila, il tranche totalement avec ceux que l'on peut lire sur le site de la librairie Dialogues. Peut-être vaut-il donc la peine que vous vous fassiez votre propre opinion. 

Merci à la libraire Dialogues et à Attila qui m'a accompagnée dans cette lecture. 
Je suis bien en peine de vous dire à qui le conseiller.  






Éditeur
Sabine Wespieser
Date de publication

16 commentaires:

  1. Le double portrait m'attirait mais finalement, je pense que je vais passer mon tour

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je serais en tout cas bien en peine pour trouver des arguments convaincants.

      Supprimer
  2. Ne me remercie pas .......pour une première lecture commune : ce fût une torture..... Jolie boîte !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A ce point?
      Je suis en train de convertir toutes mes copines à la pastille Vichy, j'en ai désormais toujours sur moi.

      Supprimer
  3. J'avais beaucoup aimé La mer Noire de cette auteure, mais je n'ai pas trop accroché avec ses deux romans suivants... je ne pense pas lire celui-ci, surtout après ton avis.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je comprends que je ne suis pas très tentatrice sur ce coup-là.

      Supprimer
  4. Pas trop tentée, d'autant plus que j'avais été très déçue de ma lecture "Les séparées".

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Qui avait visiblement moins plu que La mer noire.

      Supprimer
  5. Il ne me tentait déjà pas, ce n'est donc pas ton billet qui me fera changer d'avis.

    RépondreSupprimer
  6. J'ai envie de ta faire totalement confiance (comme d'habitude). Il ne passera donc pas par moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Peut-être quelqu'un d'autre saura-t'il / elle te faire changer d'avis mais on le croise peu sur la blogo.

      Supprimer
  7. J'aime beaucoup ces livres, leur format. J'ai failli acheter un titre de cette auteur. Si Attila n'aime pas c'est plutôt bon signe, je vais peut être franchir le cap :D :D

    RépondreSupprimer
  8. Comme toi j'ai trouve le temps long, même si la deuxième moitié me semble plus réussie que le début. Mais bien que je suive cette auteure depuis longtemps - elle était venue dans ma bib et est très sympa - j'avoue être toujours déçue par ses livres ( sauf en jeunesse, j'aime bien ce qu'elle fait)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a des auteurs que j'aime aussi entendre parler et dont je n'aime pas la plume. C'est toujours frustrant.

      Supprimer

Les terres dévastées d'Emiliano Monge

Ils sont une cinquantaine à vouloir traverser la frontière pour vivre leur rêve américain cette nuit-là. Une cinquantaine d'hommes, d...