mardi 9 mai 2017

Born to run de Bruce Springsteen

Le titre de ce livre fait référence au premier single de Bruce Springsteen, aucune référence à la course à pied donc. Le chanteur nous livre son parcours avec minutie, de son enfance dans la pauvreté du New Jersey à son ascension. S'il devînt célèbre assez jeune, il nous rappelle qu'il a commencé à réellement travailler pour le devenir quand il avait environ seize ans, et qu'il lui a donc fallu plusieurs années pour atteindre son but. 

J'ai trouvé le parcours de Springsteen assez intéressant. Rien de vraiment original dans son enfance dans le sens où nous avons déjà eu de nombreux témoignages d'enfance dans la pauvreté mais ce qui l'est, c'est tout de même l’opiniâtreté dont va faire preuve cet adolescent, puis ce jeune adulte, qui vit loin de l'industrie de la musique, afin d'atteindre son but, sa manière parfois d'écarter des amis parce qu'ils ne sont pas assez bons, bref son professionnalisme. Avant la lecture, j'avais tendance à trouver le chanteur sympathique. Après la lecture, mon avis est plus contrasté mais c'est souvent le cas quand je lis des autobiographies de personnes que j'aime bien (le pire souvenir pour moi restant celle de Simone Veil). J'ai aimé la première moitié, celle de l'ascension, un peu moins la seconde. Il m'a semblé qu'ensuite, le rythme s'essoufflait un peu. Il m'a fallu m'habituer au lecteur, Jacques Franz,  dans le rôle de Springsteen  mais j'ai fini par le faire, avec un bémol toutefois quand il lit des paroles de chansons en anglais. J'ai beaucoup aimé les références et le contexte musical de l'époque. Il décrit par exemple très bien ce que l'arrivée de Beatles et d'Elvis Presley a pu apporter aux jeunes américains de l'époque. 

A conseiller en premier lieu aux fans de musique. 
Merci à Audiolib. 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017. 
Date de parution : 22 Mars 2017


Durée : 
19h21

7 commentaires:

  1. Je n'ai pas lu celle de Simone Veil mais ce que tu en dis me fait peur soudain !!!

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    1. Je pense que j'ai un vrai problème avec l'autobiographie, je trouve souvent que ça vire au règlement de compte (et avec Veil, c'est franchement le cas).

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  2. C'est vrai qu'il semble moins "sympathique" à la lecture. Je dois avouer que je l'ai surtout lu pour voir ce qu'il disait sur Clarence Clemons.

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    1. En même temps, les gens ne peuvent pas être lisses, je n'en suis finalement pas sortie déçue du personnage.

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  3. Je l'ai gardé pour la fin. Je pense qu'il me plaira (j'appréhende juste sa longueur)

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    1. J'ai fini par me lasser alors qu'il me plaisait mais effectivement, près de vingt heures, ça finit par se sentir.

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  4. Je vais attendre un peu, de plus j'ai déjà une biographie de lui qui m'attend sur ma PAL depuis un petit moment maintenant.

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