dimanche 25 juin 2017

Place aux femmes, 60 dessins de presse avec une préface d'Elizabeth Badinter



Voici deux des soixante dessins consacrés à la défense des droits de la femme, classés selon des grands thèmes comme maternité et sexualité ou scolarisation et émancipation. Ca se passe évidemment de commentaires et c'est souvent très bien vu. 

Publié en mai 2017 chez Gallimard Loisirs. 

Un grand merci à Aline pour cet album et pour m'avoir servi de guide à Orléans, une ville bien agréable. 
A conseiller aux hommes comme aux femmes. 




jeudi 22 juin 2017

Je dansais de Carole Zalberg

Tu es ma terre neuve et exaltante, entends-tu? Je te parcours , je relève et dessine tes reliefs, ta cartographie. Tout est familier, tout est inconnu, changeant, merveilleux. Je suis heureux dans mes moments que j'appelle mes explorations, et ta passivité, je crois, n'est pas aussi hostile qu'à l'accoutumée. 

Parfois, on achète un roman parce que le précédent roman de l'auteure nous avait plu. On ne lit pas trop les billets dessus pour ne rien déflorer, on voit juste que ce roman plait beaucoup et ça suffit. Puis on entre dans une librairie d'Orléans, Les Temps Modernes pour les citer, et on trouve la libraire tellement sympa (il faut dire qu'on est très bien accompagnée aussi) qu'on se dit que c'est là qu'on va l'acheter, le dernier Zalberg. Et une fois bien rentrée en Normandie, comme il fait chaud et qu'on n'est plus vraiment habituée à travailler intensément depuis un mois et demi, on fait des pauses sur le transat, histoire de se détendre entre deux séances de préparation de rentrée. Enfin, ça, c'est ce qu'on croit!

Parce que bien évidemment, pour se détendre, il y a mieux qu'un roman qui alterne les voix d'un homme qui séquestre une jeune ado et la viole, de sa victime et du chœur des jeunes filles qu'on viole et maltraite à travers le monde. Je pourrais vous dire que c'est un beau roman mais qu'il n'est pas pour moi. Alors, ça, c'est sûr, il n'est pas pour moi, je vais être violente mais je l'ai détesté, ce roman, j'ai détesté qu'on transforme la voix de cet homme en belles phrases décrivant l’innommable. Cette phrase citée plus haut, belle si elle est décrite par un amant devient terrible dans les mots d'un violeur. C'était à la limite de ce que je pouvais supporter. Pourtant, j'ai fini par lâcher ce roman pour une autre raison, j'ai trouvé que finalement, c'était creux, que ça tournait en rond. Bref, j'ai fini par m'ennuyer, ce qui est un comble vu ce que je ressentais au début. Je sauverais une scène, celle de la robe à l'école qui symbolise bien le problème des robes en général. Eh oui, nous les filles, si on ne veut pas être embêtée, nous n'avons qu'à mettre des pantalons, c'est tellement évident! 

Ne voyez pas dans ce billet une rancœur contre vous, lecteurs, qui l'avez aimé, ni contre l'auteure et son talent que je ne remets nullement en cause (Feu pour feu m'avait ravie, malgré la dureté du thème). Je ne suis pas une petite nature et la beauté de l'art est de ne pas laisser insensible. Je ne l'ai pas été. 

Publié en févier 2017 chez Grasset. 150 pages que je ne suis pas parvenue à finir.

Un livre que je ne saurais conseiller à quiconque et que je me garderais bien d'offrir. 


mardi 20 juin 2017

L'exposition Rodin au Grand Palais

La sculpture me touche davantage que la peinture, même si j'aime les deux formes d'art, et j'aime particulièrement Rodin. J'ai d'ailleurs très envie de visiter à nouveau le musée Rodin dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis un moment. J'ai plutôt profité de l'exposition en me disant que retournerai au musée plus tard et je vous la conseille. Vous y redécouvrirez des classiques de Rodin, mais aussi des œuvres moins connues et des sculptures plus ou moins librement inspirées de Rodin.


Femmes damnées (une oeuvre que je ne connaissais pas)
Le célèbre Penseur



Je l'aime sous toutes ses coutures, ce Baiser et mais c'est ce dos masculin qui a ma préférence! 
Large monument de Barry Flanagan



Du 22 mars au 31 juillet au Grand Palais. 13 €.

dimanche 18 juin 2017

La liseuse de Paul Fournel


L'artichaut est un légume de solitude, difficile à manger en face de quelqu'un, divin lorsqu'on est seul. Un légume méditatif, réservé aux bricoleurs et aux gourmets (...) Rien ne presse dans l'artichaut, on peut sucer une feuille pendant plusieurs minutes jusqu'à l'amertume, on peut au contraire, racler des incisives la chair de plusieurs feuilles à la suite pour se donner une bouchée consistante. 

Robert Dubois est éditeur dans une petite maison d'édition qui peine à survivre. Lorsque sa stagiaire lui met une liseuse entre les mains, Robert découvre une autre façon de lire. 

Ce roman n'est pas seulement un roman sur les liseuses, loin de là. C'est un roman sur le monde de l'édition et sur la vie d'un éditeur, que Paul Fournel connaît bien puisqu'il fut, dans l'une de ses nombreuses vies, éditeur. Nous suivons l'éditeur dans ses nombreux rôles, de la découverte des manuscrits à l'accompagnement des écrivains en rencontre, en passant par la défense de tel ou tel livre en comité et par le départ d'écrivains pour une autre maison d'édition. Et puis, ce qui me plait beaucoup dans ce roman, c'est aussi le rapport à la nourriture et on sent le parallèle entre les deux domaines, le restaurant traditionnel étant d'ailleurs racheté et donc appelé à disparaître pour devenir un restaurant de sushis. Il est difficile de ne pas aimer ce livre quand on est un lecteur compulsif et/ou intéressé par le monde de l'édition, celui qui se développe à petite échelle. Il y a là la plus belle page que je connaisse consacrée à l'artichaut, un légume que je n'aime pas mais qui me renvoie immanquablement à ma mère. J'aime beaucoup la couverture Folio. La contrainte oulipienne du roman fut d'épouser la forme d'une sextine, forme poétique inventée au XIIe siècle. 

La sextine est une forme poétique, composée de six sizains, dont les mots en fin de vers restent les mêmes, mais répartis selon un ordre différent : mathématiquement parlant, il s'agit d'une permutation d'ordre 6. La première sextine est l'œuvre du troubadour Arnaut Daniel au XII e siècle.

192 pages. Publié en Folio en juin 2013. 

A conseiller aux amoureux des livres. 

jeudi 15 juin 2017

Les petites reines de Clémentine Beauvais

Il est des concours qu'on préfère ne pas gagner, celui de boudins du collège de Bourg-en-Bresse en fait partie. Pourtant c'est ce concours qui va sceller l'amitié des trois lauréates. Elles vont se rapprocher et décider se rendre à l'Elysée pour le 14 juillet, afin de s'opposer à la décoration de celui qui est à l'origine de l'opération qui a décimé tout le bataillon du frère d'Hakima et l'a laissé handicapé. Mireille en profite pour tomber amoureuse du jeune homme. 

Je ne chronique plus de romans jeunesse depuis bien longtemps mais j'avais très envie de découvrir cette auteure dont j'entends beaucoup parler et je ne regrette pas. Je ne suis pas sûre que j'aurais pris autant de plaisir en lisant la version papier car la lecture de Rachel Arditi donne un vrai plus à cette lecture. Elle rend les jeunes filles vivantes et rend parfaitement l'humour de l'auteure. Car j'ai beaucoup ri en ayant parfois que l'ensemble n'était pas politiquement correct puisque Clémentine Beauvais semble tourner en dérision le harcèlement. Pourtant, elle met bien le doigt là où ça fait mal. Les relations mère/ fille sont drôles mais là encore, la douleur de Mireille qui n'a pas été reconnue par son père est bien présente. Bref, je ne résisterai pas à un nouveau roman de Clémentine Beauvais lu par Rachel Arditi, c'est certain. 

Ce roman fait partie de la toute nouvelle collection d'Audiolib destinée aux ados et je trouve que c'est une excellente initiative. 

Prix Sorcières • Prix Lire - Meilleur livre jeunesse- Prix NRP de Littérature jeunesse • Prix Millepages

Sortie le 22 mars 2017- 6h15. 

Merci à Audiolib
A conseiller aux ados pour commencer les lectures audio (ou à partager dans la voiture en allant au collège/ lycée).


mardi 13 juin 2017

Markos and Markos de Tigran

J'adore ce morceau, je voulais le partager avec vous:



Merci à Dominique de m'avoir fait découvrir cet artiste. 

dimanche 11 juin 2017

Les mystères d'Averbury de Robert Goddard

En 1981, David Umber a rendez-vous à Avebury: il espère enfin voir une édition spéciale de l'oeuvre de Junuis qui le passionne. Mais celui qui l'a contacté, un dénommé Griffin, ne viendra jamais et à la place, David se retrouve témoin d'un kidnapping et du décès de la sœur de la kidnappée qui tente de poursuivre la voiture. Cet événement bouleverse sa vie. Des années plus tard, l'inspecteur à la retraite qui ne s'est jamais remis de l'échec de cette affaire vient le retrouver à Prague et lui demande de le suivre en Angleterre pour reprendre l'affaire. 

J'ai aimé tous les romans de Robert Goddard que j'ai lus mais je pense que celui-ci est mon préféré. Il possède sans doute davantage que les autres les ingrédients d'un polar, sans temps mort. Robert Goddard a souvent l'habitude de distiller une ambiance et de prendre son temps pour le faire, c'est moins le cas ici. Ce qui importe, c'est davantage le traitement des personnages qui sont des incontournables du genre: le flic, le personnage souvent manipulé qui est au centre de l'intrigue, la victime, la femme fatale... ainsi que les retournements de situation qui sont toujours crédibles. 

Traduit par Maxime Berrée. Publié en mai 2017 chez Sonatine. 480 pages. 

A recommander aux amateurs de polars (je le précise car on peut aimer cet auteur sans pour autant aimer ce genre d'habitude).
Merci à Babelio