mercredi 1 août 2018

Vacances !

Mon blog n'a pas pris de vacances depuis son ouverture. Alors que je rentre tout juste et que j'ai encore un peu la tête en Asie, c'est donc le moment pour lui de se reposer. N'ayant pas lu depuis 15 jours et ne me sentant pas du tout prête à ouvrir un roman pour le moment, je n'ai plus de quoi l'alimenter. La rentrée m'obligera quoiqu'il en soit à m'y remettre, puisque je partagerai le Prix Goncourt des lycéens avec ma 1ère L.
Je pourrais écrire des billets entiers sur le sourire des balinais, sur les rires partagés malgré la barrière de la langue, sur les coutumes tellement étonnantes pour les occidentaux, sur la beauté des rizières mais je vous laisse plutôt avec quelques photos de Bali. Inutile de préciser que je retournerai en Asie, que je découvrais pour la première fois. Bonnes vacances à vous tous ! 

Moment magique : lever de soleil en mer (au moment précis du tremblement de terre en Indonésie)


Futurs mariés balinais se prêtant avec gentillesse au rituel des photos. Ils posaient pour leurs propres photos de mariés lors de ma visite du temple. 

La préparation des photos de mariés est un rituel en soi. 

Fleurs de lotus.

Rien de plus exotique pour moi que de trouver des noix de coco sur la plage. 

Paysages de rizières. 

Récolte du sel. 

Séchage du sel (rien à voir avec la récolte de sel en Camargue). 


Baignade dans les eaux sacrées du temple.
Etre au bon endroit au bon moment : samedi, 10h du matin, les élèves sont en week-end et courent  dans tous les sens, un homme (garde, instituteur ?) accepte avec le sourire de nous laisser entrer dans l'école.

Vendeuses de sarongs (le sarong est obligatoire pour accéder au troisième niveau des temples).



dimanche 29 juillet 2018

My playlist

 C'est encore chez Mind the Gap que j'ai emprunté ce questionnaire. C'est en préparant ce billet que je me rends compte que dans ma playlist, il y a un tiers de chansons que je ne change jamais et le reste qui évolue. C'est aussi en préparant ce billet que je perçois que la musique est sans doute ce qui touche le plus à l'intime, chez moi. C'est le premier billet parenthèse de l'été que j'ai écrit et je l'ai remanié de nombreuses fois avant de me sentir prête à le publier (d'ailleurs, je profite d'être loin de l'Europe pour le publier, c'est un signe). 
Quel morceau écoutez-vous en boucle en ce moment ?  J'écoute peu de chansons en boucle, sauf dans des moments où j'ai probablement besoin d’exorciser des émotions violentes. Dans ces moments-là, je peux écouter dix fois la même chanson dans la journée. La dernière chanson que j'ai écoutée en boucle, c'était celle ci. J'ai même ressorti mon vieux CD. Et puis, un jour, je me rends compte que le problème doit être réglé puisque je ne ressens plus le besoin obsessionnel d'écouter la chanson.
                           
                                        
Quelle est pour vous, la plus grande chanson de tous les temps ? Depuis des années, c'est celle-ci. Elle renvoie pour moi à ces histoires qu'on attend longtemps. Et je crois que j'ai toujours l'espoir d'y associer un visage un jour.  

Quel est le meilleur morceau pour s’éclater ? En ce moment, je commence souvent mon footing avec cette chanson, que je chante partiellement en courant (je vous rassure, je ne croise personne sur mon parcours, sauf un lièvre ou au loin une carriole tirée par un cheval, j'ai l'impression d'être dans La petite maison dans la prairie parfois). Mais dans ma playlist, je bouge aussi sur Ricky Martin, K-maro ou I will survive. D'ailleurs, les chansons au rythme enjoué sont une nouveauté de l'année dans ma playlist. 
                                          
Quel morceau feriez-vous entendre en boucle pendant 3 heures  à votre pire ennemi(e)? Ça existe, les ennemis, dans la vie ? Aucune idée. Si c'est un homme qui a une sœur, sans doute celle-ci, qu'il a peut-être déjà écouté en boucle à son insu (oui, je sais, j'ai déjà mis cette chanson l'été dernier mais le clip me fait rêver pour plusieurs raisons). C'est le premier film que j'ai regardé en boucle dans ma vie (et à ce niveau-là, peut-être le seul, je n'en suis pas fière mais c'est comme ça) :


                                     

Quelle chanson ringarde aimez-vous écouter et réécouter ? La question est inappropriée, je suis la ringardise même en matière de musique et je l'ai toujours été. Pour moi, il n'y a pas de chanson ringarde, il suffit d'écouter ma playlist, on y trouve du Richi e Poveri dont la plupart d'entre vous n'a peut-être jamais entendu parler, j'adore chanter cette chanson en ce moment ( je crois que c'est ma fille qui l'a rapportée de son voyage en Italie, merci les collègues !). Si je prends un chanteur un peu "vieillot", je choisirais de "danser" à nouveau un boogie woogie en talons aiguille bleus, après avoir bu du champagne. Cette chanson aura toujours le pouvoir de me redonner le sourire. Et preuve que la ringardise est subjective, lorsque ma fille a entendu que j'avais ajouté ce titre à ma playlist, elle m'a supplié d'y ajouter aussi Couleur menthe à l'eau

         
                                          

                                          

Quel artiste ou quel style de musique pour partir sur une île déserte qui vous offrirait la possibilité d’écouter à volonté un seul artiste ou un seul style de musique? Je crois que je me lasserais assez vite d'un même style de musique ou  d'un seul artiste. Mais il m'est arrivé d'écouter un album en boucle, Løve de Julien Doré ou celui de Benjamin Siksou pour des raisons très différentes, l'un pour l'émotion qu'il me procurait, l'autre parce qu'il me permet de relativiser quand je suis ma tendance naturelle à prendre les choses trop au sérieux. 
                                                       
Je vais ajouter deux questions au questionnaire de Mind The Gap:
Quelle est la dernière chanson à vous avoir fait pleurer ? J'ai été très émotive mais je me soigne. Si des chansons me touchent, il est rare qu'elles aient le pouvoir de me faire pleurer, contrairement aux films. Ce fut le cas de la chanson de Barbara mentionnée plus haut, je me revois accrochant du linge et pleurant (oui, je sais, c'est très glamour) il y a quatre ou cinq ans.
La dernière chanson à m'avoir fait pleurer comme une madeleine est celle-ci sans doute parce que dans la bande annonce du film dont elle est extraite, Les choses de la vie, il y a des scènes d'une délicatesse infinie qui me chavirent. Le film, revu dernièrement, m'a paru très lent mais m'a donné une impulsion inattendue et salutaire. 

                                         
   
Quelle est la chanson de ta playlist à laquelle tu accordes une valeur sentimentale particulière ? J'ai depuis peu dans ma playlist des chansons qui me rappellent des moments précis de ma vie. Ce ne fut pas vraiment le cas avant, je ne crois pas que des moments clés de ma vie aient été rythmés par des morceaux musicaux, ou pas par des morceaux que j'avais envie de garder en tête.  J'ai parfois écouté des morceaux après un moment, mais pas pendant que je vivais un moment important. Même mon premier baiser, je ne me souviens pas sur quelle chanson je l'ai échangé. Et puis, je ne suis pas une nostalgique par nature, j'oublie assez vite ce qui, sentimentalement, me ramène à un passé révolu. Mais deux morceaux sont pour moi des souvenirs auxquels je tiens beaucoup, le premier parce qu'il a fait partie d'une mise en scène écrite uniquement pour moi et le second, parce qu'on m'en a chanté un passage, les yeux dans les yeux  : 



                                          

                                    


jeudi 26 juillet 2018

La serpe de Philippe Jaenada

On attend les crimes, les coups de serpe, la barbarie et le mystère, j'en ai bien conscience, pardon, mais ça ne va plus tarder - dans Jacques le Fataliste, on poireaute, gaiement mais tout de même jusqu'aux dernières pages pour que Jacques raconte à son maître comment il a relevé le jupon de la belle Denise sur ses cuisses pour lui enfiler une jarretière, rien de plus, on acclame Diderot à juste titre, j'estime qu'on ne peut pas m'en vouloir. 

On connait le type de livres qu'écrit Philippe Jaenada depuis Sulak. Sa spécialité, c'est le fait divers. Jaenada prend un sujet, enquête et nous livre à la fois les résultats de son enquête mais surtout, tous les détails de son enquête, en passant par la marque de whisky qu'il boit au café du coin et les enseignes de magasin qu'il voit en roulant. Donc, avant de commencer un Jaenada, il faut être prévenu, ça va digresser sévère et si vous êtes allergiques aux parenthèses, voire aux doubles parenthèses, passez votre chemin. Cette fois, grâce à son voisin Manu, petit-fils d'Henri Girard, auteur du roman qui deviendra à l'écran Le Salaire de la Peur, il revient sur le triple crime qui se déroula en octobre 1941 dans un château du Périgord et dont fut accusé et acquitté (on le sait dès le début) le fameux Henri Girard. En trois cent pages, Philippe Janenada nous donne toute la biographie du suspect (et il faut l'avouer, il a eu une vie bien remplie ou plutôt de nombreuses vies), puis toutes les pièces à charge et là, on se dit, il a beau digresser Jaenada, qu'est-ce qu'il a bien pu mettre dans les trois cent pages qui restent ? Eh bien, à vous de le découvrir, mais on ne s'ennuie pas. En lisant Jaenada, je ne peux pas dire que j'ai l'impression de lire de la littérature, j'ai l'impression de passer trois jours avec un copain qui va me raconter une histoire et ne pas pouvoir s'empêcher de commenter tout ce que les autres ont dit, en plus de faire un peu de sentiments en parlant de sa famille, le tout avec un second degré que j'adore (et qu'on ne perçoit pas forcément quand on le rencontre, j'avoue que ça m'avait fortement troublée : comment ça, il n'y aurait pas de second degré dans Sulak ? Impossible). Donc, j'ai lu ce livre en ayant l'impression de m'asseoir à côté de Jaenada, pendant qu'il buvait son Oban. Ça a l'air de rien mais quand on est en train de passer trois jours presque toute seule, il accompagne très bien, Jaenada. Bref, je pourrais moi aussi aligner les parenthèses, digresser sans fin mais le résultat serait le même, j'ai beaucoup aimé ce livre même si bien sûr, je me suis dit parfois, non, là, il exagère et surtout, je me demande qui à part lui est capable de me faire éclater de rire plusieurs fois par jour (impayable histoire du thermomètre, c'est là qu'on est content de ne pas être enfant d'écrivain). J'ai refermé le livre en me disant que l'histoire sur Pauline Dubuisson, c'est celle racontée par Jaenada que j'aurais dû lire et non celle de Jean-Luc Seigle que je n'ai pas aimée mais comme il ne peut s'empêcher de tant aimer ses précédents personnages qu'il y revient sans cesse (on retrouve un peu Sulak aussi), je ne m'en suis pas trop mal sortie. J'ai mis un peu de temps à lire celui-ci mais c'est promis, Philippe Jaenada, le prochain, je l'ouvre sans réfléchir.
Et ce n'est pas anecdotique, j'aime beaucoup cet extrait de l'avertissement: 
Mais j'ai changé le nom de certaines personnes, quatre ou cinq. D'abord parce qu'un nom, dans l'absolu n'a pas d'importance, ne change rien [ bon là, moi j'aurais mentionné Roméo et Juliette mais c'est vrai que si déjà Jaenada commence les parenthèse dans l'avertissement, on n'est pas sorti de l'auberge ]- ce qui tombe bien; ensuite non pas par respect posthumes pour lesdites personnes (ce serait hypocrite, car j'irais de bon cœur pique-niquer sur leurs tombes) [ Ah tiens, si, il utilise les parenthèse dès l'avertissement ], mais parce que leurs éventuels enfants et petits-enfants n'ont rien à voir avec tout ça. Il faut laisser les petits-enfants tranquilles. 
Et puis, Jaenada et moi, on a des points communs concernant Le club des Cinq, nos enfants aussi d'ailleurs (ils n'ont pas aimé) et j'avais oublié à quel point cette série, que j'ai dévorée,  était rétrograde (Annie fait le ménage dans la chambre des garçons). Et puis, moi qui ai toujours été un peu fascinée par le passé mystérieux de l'avocat Jacques Vergès, j'ai aimé le croiser (un beau sujet pour un roman, non, M. Jaenada ?). Et on a beau rire avec Jaenada, il nous raconte aussi très bien le côté glauque de la vie, et notamment de certains couples, légitimes ou pas. 

Publié en août 2017 chez Juillard. 634 pages. 

A conseiller à ceux qui aiment une longue conversation entre copains.
Merci à mes documentalistes pour ce cadeau. 


mardi 24 juillet 2018

Elephant de Martin Suter

Schoch vit dans une grotte près de Zurich. Il est SDF et les places sont chères, dans les grottes suisses. Un jour, il découvre un tout petit éléphant rose luminescent (alors moi, je dis phosphorescent mais l'auteur utilise toujours le mot luminescent, moi jamais, excusez cette parenthèse mais je suis en pleine lecture d'un Jaenada, ceci explique cela). Tout au long du roman, nous allons découvrir comment cet éléphant a été créé et est arrivé dans la grotte de Schoch, tout en suivant l'attachement progressif de Schoch pour l'animal. 
Quand j'ai commencé ce roman, je me suis demandée pourquoi diantre j'avais eu envie de l'écouter. Cette histoire d'éléphant rose qui sentait la morale à plein nez sous couvert d'une manipulation génétique se déroulant en plus dans le milieu des SDF avait tout pour me déplaire. D'ailleurs, je l'ai commencé comme je le fais souvent, par petits bouts, et je l'ai mis de côté. Puis, à l'occasion trajet d'une heure et demie vers ma famille (avoir une famille qui n'habite pas tout près a donc des avantages), j'ai réussi à entrer vraiment dans cette histoire et à me laisser toucher par Schoch, la vétérinaire Valérie, et par ce petit éléphant rose. Si morale il y a, ce qui est évident d'après le thème, elle reste absolument supportable pour la lectrice que je suis, qui déteste qu'on la culpabilise. Et j'ai aimé que Valérie se pose des questions sur sa propre attitude face aux SDF alors qu'elle est a priori assez irréprochable. C'est très picaresque, frais malgré les thèmes assez lourds et j'ai pris un réel plaisir à entrer dans le cirque où tout commence. Je me rends compte d'ailleurs que le monde du cirque en littérature et dans les films est un monde qui ne m'attire pas au premier abord mais qui me plait souvent. Voilà donc un auteur que j'aurai sans doute plaisir à retrouver, plutôt en format audio. Samuel Labarthe (la voix française de George Clooney, mais je m'en veux de le réduire à ça) est excellent. 

Date de parution : 
06 Juin 2018
 chez Audiolib. 8h07

Merci à Audiolib.
A conseiller à tous ceux qui ont déjà vu des éléphants là où il n'y en avait visiblement pas ( je n'ai pas honte de dire que c'est mon cas, ça reste une légende dans la famille et ce roman prouve que j'avais peut-être raison ) et aux autres. 

dimanche 22 juillet 2018

My book list

Je continue d'emprunter les idées des autres et c'est encore à Mind The Gap que je dois l'idée de ce billet. 
Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert ? Je l'avais offert à mon amie Catherine, elle me l'a prêté mais comme je le soupçonnais, il a fallu que je file me l'acheter après l'avoir fini, au grand plaisir de mon libraire qui l'a donc vendu deux fois à la même personne. Et ce n'est qu'un début (il va finir par me trouver obsessionnelle).  

Et le dernier livre que vous avez offert ? Fichtre, je ne sais plus, j'en offre souvent. Je sais que j'ai failli offrir Correspondance et que je me suis ravisée, ce n'était pas vraiment un cadeau approprié pour celui à qui je souhaitais l'offrir. Il m'est déjà arrivé d'offrir des livres à un homme pour son anniversaire et que celui-ci trouve l'acte inapproprié (pas le choix des livres mais l'acte lui-même), alors je suis devenue méfiante. Le dernier livre offert, ce fut sans doute le Tesson, à Florence, pour son anniversaire:

L’île déserte est de retour, vous pouvez embarquer l’intégrale d’un auteur classique et d’un auteur actuel , qui choisissez-vous? Je ne suis pas une fidèle en littérature, je n'aime aucun auteur sans bémol et je suis certaine de me lasser si je n'ai pas le choix. Disons que pour l'auteur classique, je prendrais celui qui m'agace et m'enchante, m'enchante d'ailleurs particulièrement quand il est lu par André Dussolier. 

Concernant l'auteur contemporain et pour varier les genres, j'emporterais celui que je considère comme le maître actuel du roman populaire à rebondissements mais je vais attendre qu'il ait fini sa trilogie pour aller sur une île déserte, où je suis certaine de mourir de dépression (je suis l'inverse absolu de Sartre et de son "L'enfer, c'est les autres"). J'espère que l'île sera assez grande pour que je puisse courir en écoutant mes livres. Ou alors, je prendrais tous les Jaenada, il a le mérite de me faire rire et comme je n'en ai lu que deux pour l'instant et que ses livres sont des pavés, ça devrait me distraire un moment. 


Quel livre offrir à une personne que vous n’aimez pas ? Comment puis-je avoir envie d'offrir un livre à quelqu'un que je n'aime pas alors qu'il y en a tant que j'ai envie d'offrir à ceux que j'aime ? Mais je viens bien lui offrir mon exemplaire de ce roman que j'ai trouvé indigeste, avec un personnage masculin insupportable. 

Enfin, le livre qui est pour vous l’histoire d’amour la plus forte ? Evidemment, puisque c'est mon dernier coup de cœur, je dirais la correspondance entre Camus et Casares parce qu'un amour de roman ne peut pas être plus fort qu'un amour vécu. Je vais tout de même en choisir un autre, qui est un amour venimeux qu'une mère porte à son fils, ce qu'on ne comprend que très tard. J'ai un rapport très particulier à ce livre qui m'a profondément dérangée, que j'ai donné pour finalement me rendre compte que je ne pouvais pas ne pas l'avoir dans ma bibliothèque et je l'ai donc racheté. Un jour, je le relirai. Il était de toutes façons impossible de ne pas citer ici John Irving. J'ai très envie d'aller à sa rencontre au festival America et c'est ce roman, qui n'est pourtant pas mon préféré, que j'aimerais lui faire dédicacer. Le petit hic, c'est qu'il fait 800 pages en grand format, je regretterais sans doute de devoir le transporter toute la journée.




jeudi 19 juillet 2018

Sucre noir de Miguel Bonnefoy

Le capitaine Henry Morgan aurait caché le butin de son navire échoué dans un village des Caraïbes. 300 ans plus tard, deux explorateurs vont séjourner chez la famille Otero, persuadés que ce trésor ne se trouve pas loin de leur maison. 
Il y a un moment que je voulais découvrir la plume du séduisant Miguel Bonnefroy mais les thèmes qu'il choisit ne m'attirent jamais. Quand on m'a proposé de me donner ce roman, je me suis dit que c'était le moment. Ce roman aurait pu me plaire s'il avait pris la forme d'une vraie saga familiale mais l'auteur a choisi d'en faire un roman court, ce qui le rend frustrant et inabouti, à mes yeux au moins. Son atout principal est de nous dépayser mais Miguel, vraiment, on ne peut pas écrire des phrases clichés comme : 
A cet instant, Severo Bracamonte, nu dans le moulin, au milieu du parfum étourdissant des vieux tonneaux, eut l'impression que cette femme avait inventé l'amour. 
Je n'ai donc pas été séduite par ce roman mais il avait été remarqué par la presse lors de sa sortie. 

Publié chez Rivages en septembre 2017. 209 pages. 

Merci à mes documentalistes qui m'ont offert ce roman.
A conseiller à ceux qui veulent s'échapper un peu. 

lundi 16 juillet 2018

La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker

En 1994, le maire d'Orphea, petite ville américaine tranquille, est assassinée avec sa famille. Le meurtrier est arrêté par les deux enquêteurs de l'époque, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Vingt ans plus tard, une journaliste nommée Stéphanie Mailer décide d'enquêter dans son coin et affirme que la police a fait une erreur. Peu après, elle disparaît.
On retrouve dans ce roman les caractéristiques du premier roman de Joël Dicker, la vie dans une petite ville américaine qui se trouve bouleversée par un meurtre. Le point commun s'arrête là. Si j'avais des bémols sur la version papier (aucune sur la version audio) de La vérité sur l'affaire Harry Québert, là, ce ne sont pas des bémols que j'ai, c'est tout simplement que j'ai été submergée par l'ennui. J'ai aimé le début, puis il m'a semblé que l'ensemble tournait vite en rond, sans compter que l'auteur me semblait parfois régler ses comptes avec la critique littéraire. En soi, ça ne me pose pas problème, sauf qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Quand il a fallu charger le deuxième CD sur mon ipod, j'ai manqué de courage et j'ai laissé là la fine équipe d'enquêteurs, sans apprendre l'identité du meurtrier. Ce qui est embêtant, c'est que j'avais déjà abandonné le roman précédent de Joël Dicker. Il faut tout de même savoir que j'ai naturellement de la bienveillance pour cet auteur, qui a enthousiasmé mes élèves participant au Prix Goncourt des lycéens quand il l'a obtenu. Je ne sais pas si notre participation à ce jury aurait eu la même saveur sans lui. Mais là, j'aimerais bien qu'il passe à autre chose, peut-être a-t'il besoin d'explorer d'autre lieux et d'autre thèmes. 
Date de parution : 
06 Juin 2018
- Éditeur d’origine : 
Editions de Fallois
Durée : 
18h21



Merci à Audiolib
Je ne peux vraiment pas le conseiller à qui que ce soit. 

                                              

Vacances !

Mon blog n'a pas pris de vacances depuis son ouverture. Alors que je rentre tout juste et que j'ai encore un peu la tête en Asie, c...