mardi 28 juin 2016

Le secret de Tristan Sadler (The Absolutist) de John Boyne

L'été est le moment où je pioche dans ma PAL. J'y retrouve des romans qui sont là depuis parfois trois ans, rarement plus tout de même. Mon choix s'est cette fois porté sur un roman adulte de John Boyne, l'auteur du best-seller Le garçon au pyjama rayé que j'adore. Le contexte est encore une fois celui d'une guerre, mais cette fois, il s'agit de la grande guerre. La couverture anglaise est bien plus parlante que la française, et le titre original bien mieux choisi. Au début du roman, Tristan Sadler, romancier de renommée mondiale, est sur le point de rencontrer Marian Bancroft pour la première fois. C'est la soeur de Will, dont il fut très proche pendant la guerre et qui fut tué, pour des raisons qui ont a voir avec cette plume blanche et ce titre. Car l'absolutiste, c'est Will. 

Tous ceux qui ont regardé Downtown Abbey ou lu Maisie Dobbs (entre autre) se souviennent du symbole de cette plume blanche. Si vous ne le connaissez pas, je vous invite à découvrir ce beau roman. C'est un roman délicat sur l'homosexualité masculine, et en vous disant ça, je ne vous révèle pas le secret final, puisqu'on comprend très vite que Tristan s'est fait renvoyé de l'école et de chez ses parents pour avoir tenté d'embrasser son meilleur ami. Tristan, qui est aussi, notre narrateur, ne cache pas non plus sont attirance pour Will. Même s'il ne fait pas bon être homosexuel dans les années 20 et encore moins dans les tranchées et qu'il doit donc cacher ses penchants naturels, il n'en est pas honteux et assume dans la mesure du possible ses sentiments. C'est sans doute pour cela que même après avoir tourné la dernière page, il m'est resté attachant. Je suis ravie d'avoir retrouvée John
Boyne avec ce beau récit. J'avais peur de m'y replonger après mon coup de coeur pour son best-seller et j'avais tort. Il y a aussi dans ce roman de beaux passages sur notre façon d'appréhender notre sort: Marian exprime souvent son ressentiment face à une société qui ne laisse que peu de place aux femmes, allant jusqu'à dire que les femmes sont plus à plaindre que ces soldats qui reviennent de la guerre. C'est un roman sans pitié, dans lequel on ne pardonne pas, ni aux autres, ni à soi-même. 

Je pensais n'avoir jamais lu de billets sur ce roman, qui après vérification a été très bien accueilli par la presse anglo-saxonne et les blogueurs qui l'ont présenté: Une valise remplie d'histoires, Tête de lecture et Encres et Calames

Publié en France avril 2015 aux éditions de l'Archipel.

A conseiller à ceux qui ont aimé  Maisie Dobbs
Merci à ceux qui s'occupent des librairies de plage qui permettent ainsi l'échange de romans. 

12 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec toi : on n'a pas beaucoup entendu parler de ce roman. J'ai découvert avec lui la plume pour adultes de John Boyne qui est décidément un écrivain à l'aise dans le roman historique pour tous les âges.

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    1. Oui et particulièrement sur le thème de la guerre.

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  2. Mais j'ai tellement adoré Le garçon au pyjama rayé que normalement je devrais lire n'importe quel autre roman de cet auteur ! Et pourtant, j'avais une petite crainte, cette petite crainte d'être déçue quand on a tellement aimé. Hé bien ton billet me rassure et me donne bien envie de me plonger de suite dans ce roman !

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    1. j'en suis ravie. Il serait bien que ce roman sorte en poche pour une seconde vie.

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  3. J'ai aimé Maisy Dobbs et j'aime aussi Doowntown donc ça peut me plaire, par contre je n'ai pas le souvenir d'une plume blanche!

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    1. Alors il faut te plonger dans ce roman car ensuite, tu t'en souviendras forcément. Je ne sais plus si la plume blanche est dans le premier tome de Maisie.

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  4. Je ne connais pas cet auteur, juste son nom. Ce livre pourrait me plaire je crois.

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  5. Une bonne pioche on dirait. C'est rassurant de se dire qu'il reste de jolies pépites patientant dans nos pal depuis quelques années parfois.

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    1. Tout à fait. Par contre, ce n'est pas rassurant pour l'auteur ne de pas avoir entendu parler du roman alors qu'il est réussi.

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  6. Je n'ai pas lu le garçon au pyjama rayé, je note les deux romans

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