jeudi 12 janvier 2017

Surtensions d'Olivier Norek

Dans la prison de Marveil, Nunzio Mosconi vit l'enfer. Arrêté après un cambriolage qui avait pourtant bien tourné, il a eu la mauvaise idée de porter l'une des montres numérotées qu'il avait volées et de se faire contrôler après avoir pris de la cocaïne. Il n'a pas les épaules pour survivre en prison et devient très vite une victime sexuelle. L'isolement deviendra la seule solution mais on ne revient pas indemne de ces jours de solitude. Alex, sa soeur, ne supporte pas de savoir son frère dans cet état et elle décide ni plus ni moins de braquer la salle des scellés. Ou plutôt de braquer un employé de la salle des scellés qui fera le boulot pour elle. C'est le capitaine Coste qui sera chargé de cette enquête qui recoupe une autre affaire sur laquelle il travaille: celle du meurtre d'un adolescent juif. 

Ce polar met en scène le capitaine Coste qui apparaît dans deux autres romans. Olivier Norek est lui-même lieutenant de police, il connaît donc bien son sujet et surtout, il semble très bien connaître le milieu carcéral qu'il n'épargne pas. A côté des matons et du directeur de la prison, les policiers ont presque un cœur en guimauve. L'action ne manque pas dans ce polar, on ne va pas dire qu'on s'embarrasse beaucoup avec la psychologie des personnages. Ce n'est pas forcément ma tasse de thé mais c'est un polar efficace, même si certaines phrases clichés des moments pré ou post-sexuels m'ont fait sourire. J'ai quand-même été gênée aux entournures, comme ça m'arrive régulièrement avec ce genre de livres, par la légitimation du meurtre dans certains cas. D'un autre côté, l'aspect pas politiquement correct de la scène impliquant un chat m'a amusée. C'est donc un polar qui plaira aux amateurs du genre, il a d'ailleurs obtenu le prix Le Point du polar européen 2016. Tous les blogs spécialisés dans le polar l'ont adoré, ce qui me conforte dans l'idée que je ne serai jamais une spécialiste du genre. 
Pour Lea Touchbook, ce n'est pas le meilleur de l'auteur. 

Publié chez Michel Lafon en mars2016- 499 pages

Merci au jury de janvier du Prix Elle.
A conseiller aux amateurs de testostérone. 

                                                                  

16 commentaires:

  1. Bonjour Valérie, Code 93, le premier était bien mais celui-ci aussi. Eh oui, le destin du chat est peu enviable. J'attends de retrouver Coste et ses collègues dans un troisième volume. Ils vont revenir, c'est certain. Bonne journée.

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    1. Mais au moins, c'était légèrement politiquement incorrect cette histoire de chat, pas comme Bernard Weber qui sur son twitter, surfe sur la vague. (je précise que j'ai un chat).

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  2. J'ai lu le premier, les deux autres sont dans ma PAL mais je ne les ai pas encore lus. Plus je lis des avis et moins j'en ai envie.

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    1. Je n'ai lu que des billets très enthousiastes ou un peu mitigés sur celui-ci; si tu as aimé le premier, il y a de fortes chances qu'il te plaise;

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  3. Pourquoi pas, s'il me tombe sous la main. Je n'ai pas encore lu l'auteur.

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    1. Je ne sais pas s'il te plairait, Aifelle.

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  4. Pas le meilleur pour moi non plus. Les deux précédents sont mieux, à mon avis.

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    1. Dommage pour moi de l'avoir découvert avec celui-ci alors.

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  5. N'étant comme toi ni spécialiste ni amateur du genre, je vais passer mon tour sans regret.

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    1. En lisant les commentaires sur ce polar, je me suis dit que je n'étais vraiment pas spécialiste.

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  6. J'ai découvert l'auteur à Quais du Polar et ai lu ce titre, pour lequel j'ai été agréablement surprise. Comme tu le dis, c'est efficace, mais j'ai trouvé qu'il avait un petit plus par rapport aux autres. Notamment dans les dialogues et les situations, je l'ai trouvé assez réaliste, probablement dû au fait que l'auteur est de la maison. Et cela a constitué une vrai plus pour moi, de sortir du trop noir à la Olivier Marchal par exemple, que je ne nie pas cependant. Je n'ai jamais fait de billet, je ne sais pas pourquoi, il faut que je remédie à cela.

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    1. C'est pas mal noir quand-même mais je vois ce que tu veux dire.

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  7. Pas mon genre je crois, je crois que comme toi je n'aime pas trop les polars "pur jus"...

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    1. Tu es comme moi, Noukette, tu manques de testostérone.

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  8. j'aimerais sans doute et il me tarde de découvrir enfin cet auteur !

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