dimanche 28 janvier 2018

La fresque d'Angelin Preljocacj (danse)

Il y a bien longtemps, j'ai fait un stage de danse (au cours duquel j'avais  d'ailleurs rencontré l'écrivain Marie Nimier puisqu'elle écrit pour la danse parfois). Un peu plus tard, j'ai participé à une journée danse avec mes élèves, et le danseur normand, Dominique Boivin, nous avait fait danser, les élèves, et nous, leurs enseignants, tous ensemble. Un moment fort où eux, comme nous, nous mettions un peu en danger. J'avais adoré ces moments, bien plus que les deux mois de danse classique quand j'avais sept ans. Ce que j'avais beaucoup moins aimé, c'étaient les spectacles que j'avais vus cette année-là, avec la classe. C'était le moment (je ne sais pas si c'est fini) où il semblait que la mode était à la nudité qui moi, me semblait gratuite, et je ne comprenais pas tout ce qui se tramait sur scène. Je n'ai pas remis les pieds à un spectacle de danse pendant dix ans et cette année, une copine m'a offert une place de spectacle, parce que, m'a-t'elle dit: "C'est un chorégraphe qui déçoit rarement". Elle avait raison. 
Deux jeunes hommes, fatigués par leur voyage, rencontrent un ermite. Il leur montre une fresque illustrant des jeunes filles qui dansent. L'un deux va tomber amoureux de l'une des filles et vouloir la rejoindre dans son univers. Ce spectacle, basé sur un conte chinois, est pétillant, esthétiquement très beau (on pourrait cependant discuter de certains costumes masculins). J'ai, comme souvent, préféré les passages de groupes et peu aimé le solo féminin et en général préféré la danse masculine, plus physique, aux passages féminins. J'ai été transportée par un tout petit geste technique, qui prend une seconde, mais qui était parfait. A la sortie, j'ai croisé plusieurs de mes élèves, tous enthousiasmés par ce qu'il venait de vivre, filles et garçons inclus, tous danseurs amateurs. L'un d'entre eux m'a même dit qu'il avait envie de pleurer tellement c'était beau (oui, la sensibilité masculine existe). 
Me voilà donc réconciliée avec la danse surtout s'il y a un nombre important de danseurs. Point trop n'en faudra non plus et pas trop long (1h20, c'est bien, plus, ce serait trop) mais à raison d'une ou deux fois par an, je suis partante.

Vu au théâtre de l'Arsenal à Val de Reuil (27). Quelques dates ici.

Merci à Mélanie pour ce cadeau.
A conseiller à ceux et celles qui veulent un beau spectacle, qui a du sens. 


                                              

8 commentaires:

  1. Costumes, costumes, vous avez dit costumes ! :)
    Juste après la vidéo que tu as partagée, sur YouTube, il y en a une sur les coulisses du spectacle et on y voit un petit bout de la préparation des costumes dont ceux avec des... cheveux ?!?!? Est-ce ceux-là que tu trouves discutables ?

    Sinon, je suis un peu comme toi pour la danse : mitigée. Entre elle et moi, les émotions sont rarement immédiates, mais quand elles surviennent, elles sont d'une rare intensité.

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  2. Ah non, ce ne sont pas ceux-là mais des costumes qui me font penser à les lanceurs de poids ou de marteau d'un autre temps.

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  3. J'ai vu un spectacle d'Anjelin Preljocacj et j'avais été déçue. Je ne sais plus lequel c'était. Un peu trop conceptuel pour moi. Mais je referai une tentative. Par contre, j'ai aimé tout ce que j'ai vu de Sidi Larki Cherkaoui.

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  4. ça a l'air beau, je n'ai pas beaucoup vu de spectacles de danse mais je suis à chaque fois impressionnée par tous ces mouvements qui paraissent si naturels! Ma plus belle rencontre esthétique étant un ballet, je crois que je ne l'oublierai jamais.

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    1. Il va falloir que je vois un ballet, le lac des cygnes me tente ( la faute à Billy Eliott).

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